Le porteur d'histoires, d'Alexis Michalik

 

Le-Porteur-d-histoire

Après un long silence, voici une série de commentaires sur des ouvrages bien différents mais qui me semblent assez proches quant aux pistes de réflexion suscitées.

Il y a 10 jours nous étions à la Comédie des Champs Elysées pour Le porteur d'histoires, d'Alexis Michalik. C'était un de nos cadeaux de Noël, beau cadeau.

Déconcertant, de prime abord. Arrivés un peu en avance, nous voyons se remplir la salle, puis arriver un acteur en tenue légère: pieds nus, pantalon de toile, T-shirt. Il prend une chaise et nous regarde...

Un à un, apparaissent et s'installent deux jeunes femmes et trois hommes. Le silence se prolonge pendant que les spectateurs parlent, s'installent, bougent.

Enfin les lumières baissent, et le silence se fait dans la salle. L'acteur entré le premier démarre très fort : "Qu'est ce qu'une histoire ?" et dérive vers la nuance entre l'histoire telle qu'on nous la dit, et les histoires personnelles, et aussi le rêve, la réalité, dans une quête échevelée.

On y croise des personnages improbables, Alexandre Dumas, des Templiers, deux frères séparés depuis des années mais dont le père un peu bizarre vient de mourir, un raton laveur...

Le décor est minimaliste, lui aussi: il n'existe que dans notre imagination, comme cette fabuleuse bibliothèque léguée par le père, la jeep qui amène l'un d'eux visiter deux femmes dans le désert, l'avion.

Comme dans un feuilleton, on a envie de savoir et le temps passe vite, même sans entracte. On en sort un peu euphorique, et malgré certaines critiques, guère incommodés par la perte de nos anciennes colonies et au fait que deux algériennes se retrouvent héritières d'un français.

Une très belle soirée.