Demain les chiens / Clifford D. Simak / J'ai lu

Demain_les_chiensFils de fermiers (son père était d'origine tchèque), ses origines modestes transparaissent dans ses récits. Ses thèmes favoris sont la nature et les robots anthropomorphiques.

Il a obtenu plusieurs prix Hugo et Nebula, ainsi que le Damon Knight Grand Master Memorial Award en 1976, pour l'ensemble de son oeuvre, ce qui fait de lui un des auteurs majeurs de l'âge d'or de la Science Fiction, aux côtés de Asimov, Bradbury, et quelques autres.

Demain les chiens est l'oeuvre la plus connue de Clifford Simak. C'est un recueil de nouvelles paru en 1952 sous le titre "City", et en France en 1953 au Club Français du Livre.

Voici une partie de la page 4 de couverture:

Qu'est-ce que l'homme?
Qu'est-ce qu'une cité?
Qu'est-ce que la guerre?

Voilà les questions que les chiens se posent, le soir à la veillée, après avoir écouté des contes fascinants mettant en scène ces mots magiques mais devenus incompréhensibles. L'homme fut-il réellement le compagnon du chien avant que celui-ci accède à l'intelligence?

J'ai apprécié en particulier "Les passe-temps", nouvelle qui situe bien le  problème: il n'y a pas eu de catastrophe, simplement les hommes sont partis. A part une poignée de marginaux, ils ont quitté la terre pour aller coloniser Jupiter, laissant la planète avec des ressources intactes. Ce qui suffisait à des millions d'habitants devient démesuré pour une poignée installée du côté de Genève, les rend inutiles, sans but, et les condamne à l'oisiveté. L'un d'eux revient visiter la maison de famille et fait en sorte de donner leur chance aux chiens...

Ce recueil n'est pas particulièrement récent, mais outre son atmosphère un peu mélancolique, il pourrait concourir pour le prix de l'originalité. Ce n'est pas rien d'imaginer une société de chiens non violents.

Addendum le 24.06.10

A la réflexion, tous les contes de ce recueil sont plaisants et témoignent de la sympathie de C. Simak pour ses personnages, même les robots (Jenkins est parfait en majordome stylé et fidèle à la famille Webster), même s'il est loin de penser que les hommes, risquant toujours de retourner à leur sauvagerie originelle, soient les plus intéressants.

Voir des liens d'amitié s'établir entre membres de différentes espèces pourrait être un peu sucré à la Walt Disney, mais montre surout un côté humaniste chez l'auteur.